Partager l'article ! Délinquance, il n'y a pas de détection précoce possible: Dans le cadre d'un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis réc ...
Dans le cadre d'un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis récemment au Président de la République, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la justice, préconise une nouvelle fois un « repérage précoce » des troubles du comportement chez l'enfant, en ajoutant que cette vulnérabilité pourrait être repérée chez l’enfant entre 2 et 3 ans.
Il est important d’apprendre à M. Bockel que l'enfant parcourt un long chemin depuis le jour de sa naissance jusqu'à celui où il commence à aller vers les autres. Il apprend la frustration, il s'oppose. A la crèche, il va à la découverte de l'autre avec ses actions, ses réactions parfois agressives mais qui l'aident à grandir. Les professionnels sont là pour l'aider, en lien permanent avec sa famille.
Il est important de ne pas stigmatiser les petits en affirmant qu'un bébé agité deviendra forcément un délinquant. Il est important de comprendre cette agitation: peut-être que le rythme de l'enfant n'est pas respecté, peut-être que l'adulte ne répond pas à ses besoins fondamentaux, peut-être que l'angoisse familiale est trop forte? Autant de questions à se poser afin d'aider, d'être à l'écoute de cette agitation.
Aujourd'hui, le débat sur le dépistage précoce est relancé, ceci même alors que le conseil consultatif national d'éthique a dénoncé l'amalgame entre les comportements difficiles des jeunes enfants et l'évolution vers la délinquance.
La meilleure prévention est de s'occuper de tous les enfants, parce que tous en ont besoin.
