Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 13:37

Hier, 24 juin 2010, M. Pierre Cohen, maire de Toulouse, et 17 autres élus de la majorité, ont reçu différents experts afin d’entendre les arguments en faveur et en défaveur de la vidéo-surveillance. A Toulouse, 24 caméras surveillent déjà les faits et gestes de chacun. La question est maintenant de décider s’il convient d’augmenter ce nombre, le réduire ou le maintenir.

Voici ce qu’écrivait la Ligue des Droits de l’Homme le 23 mars 2010 :

« La semaine dernière, cinq pompiers catalans ont été présentés à des millions de téléspectateurs comme des assassins de policiers : ils avaient été filmés à leur insu, à Dammarie-les-Lys, dans un supermarché où ils faisaient leurs courses en parlant entre eux... le catalan. Les fins limiers qui avaient récupéré la bande de vidéosurveillance de cette entreprise privée (destinée à « protéger » le commerçant contre les chapardages, chacun l'avait compris) n'ont pas hésité à prendre le catalan pour du basque, ni à considérer que parler basque en public signait une appartenance à ETA (les terroristes étant bien sûr si stupides qu'ils parlent toujours des langues étrangères en public...).

Ces cinq pompiers ont eu plus de chances de survie que le touriste brésilien tué « par erreur » par la police dans le métro de Londres en 2005 parce que la caméra de vidéosurveillance l'avait montré avec... un sac à dos « suspect ». Mais il est peu probable qu'ils reviennent de sitôt en France pour une autre formation de lutte contre le feu. Il est même permis de penser qu'ils se sentent mieux « protégés » depuis leur retour en Catalogne.
Lundi 22 mars, on apprend que dans certaines villes du sud-est de la France les caméras de vidéosurveillance sont utilisées pour verbaliser les propriétaires de véhicules en stationnement interdit. La « vidéoprotection » contre les dangers de la vie urbaine progresse à pas de géant...

Avant que les fumeurs et les propriétaires de chiens ne « respectant pas le caniveau » ne soient à leur tour l'objet de pareille sollicitude sécuritaire, la Ligue des droits de l'Homme tient à alerter les citoyens sur le rythme effréné de la contamination de certains élus locaux par le virus de la surveillance généralisée. La société des « miradors invisibles » n'est ni plus sûre, ni simplement supportable... y compris pour les « honnêtes gens qui n'ont rien à cacher », qu'ils soient français ou catalans. »

J’espère que les élus toulousains auront bien entendu hier que, non, les caméras de surveillance ne réduisent pas la violence durablement, mais qu'elles restreignent certainement la liberté individuelle et habituent nos concitoyens à "big Brother".

Interrogez la Ligue des Droits de l'Homme.

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Plaisance du Touch
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 16:50

La souffrance au travail peut conduire des employés au suicide. Les salariés sont amenés à manipuler des matières de plus en plus dangereuses, dont on sait que les effets nocifs ne se manifesteront que dans de nombreuses années. Mais ils se méfient d’une médecine du travail financée par le Medef, craignant de se voir déclarer inaptes à leur poste de travail. Les patrons eux-mêmes ne voient pas d’un bon œil qu’un médecin qu’ils financent s’avise de faire des observations sur leur management.

Jeanne-Marie Ehster, médecin du travail, a participé à la rédaction de « Menaces sur la santé au travail - Des médecins parlent ! » qui dénonce les dérives d’un système perverti par des enjeux financiers bien éloignés de l’humanisme de sa mission initiale. Son objectif est de participer au déploiement d'une réflexion collective sur la santé au travail, à l'heure où le gouvernement prépare une nouvelle réforme dangereuse pour les services de santé au travail.

Ainsi, depuis 2OO2, la loi affirme la responsabilité de l’Etat en matière de santé publique, mais ce sont les partenaires sociaux qui devront en négocier le dispositif et le fonctionnement. Un cas de schizophrénie aiguë qui a conduit dix des cinquante médecins inspecteurs du travail (médecins contractuels de la fonction publique qui coiffent les médecins du travail et qui sont les conseillers des inspecteurs du travail en matière de santé) à quitter leur poste ces derniers mois.

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Situation nationale
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 13:06

Ce week-end aura lieu la  fête du vélo à Plaisance-du-Touch. Je seriais ravi de vous y retrouver et de vous faire profiter des différents évènements organisés à cette occasion.

Au programme : 

-          Demain samedi, RDV à 9h au marché pour un parcours cycliste de 30 km encadré par le SCP Cyclo.

-          Demain samedi, jeu de piste autour du lac, en famille. Arrivées et départs libres, depuis le Pigeonnier, entre 9h et 12h. Le jeu est organisé en partenariat avec Touch’English et la Maison des Savoirs Partagés.

-          Dans les 2 cas, collation vers 11h30 au Pigeonnier, demain samedi

-          Dimanche, RDV à 10h15 à la maison des pécheurs, Lac Soula, pour le départ des « Convergences », parcours vers Toulouse, organisé en partenariat par Plaisance Environnement, la Maison du Vélo et l’association Vélo Toulouse.

Je me réjouis que le soleil soir de la partie, cela rendra ces deux jours encore plus agréables.

Rémi Demersseman-Pradel

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Plaisance du Touch
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 12:47

Un nouveau modèle de développement économique. Quelles pistes étudier ? Avec quelles idées de départ ? Il m'a semblé intéressant d’interroger un de ceux qui pratiquent déjà une idée différente de l’entreprise. C’est donc à Rémi Roux, PDG de la SCOP Ethiquable, que j'ai posé la question.

Tout d’abord, je précise que les SCOP sont des Sociétés COopératives de Production, des entreprises détenues en majorité par leurs salariés sous la forme « une personne = une voix ». Elles se développent  ainsi dans l’objectif d’une gestion pérenne et socialement engagée et ne sont pas soumises à la spéculation. Ce qui génère leur plus grande difficulté : n’intéressant pas les investisseurs traditionnels, elles ne sont ni soutenues ni enseignées aux futurs dirigeants d’entreprise. En effet, si les SCOP existent depuis le milieu du XIXème siècle, seules les simplifications administratives des années 80 ont permis leur développement récent. Soutenues par les banques de l’économie solidaire, elles permettent pourtant d’éviter les phénomènes de bulle financière.

Comment développer les SCOP ? Rémi Roux suggère de commencer par informer les dirigeants-fondateurs. A leur départ en retraite ceux-ci, ne connaissant pas les SCOP, cèdent leur entreprise à un repreneur qui ne poursuivra pas nécessairement le même montage industriel, pouvant aller, le cas échéant, jusqu’à une délocalisation. Or les dirigeants-fondateurs recherchent avant tout la pérennité de l’entreprise qu’ils ont créée, ce qu’ils pourraient obtenir avec un rachat par les salariés. Aujourd’hui, ce montage n’est envisagé que lors d’une reprise au tribunal de commerce (cas de Lipp). Il est alors déjà trop tard : les financiers ne peuvent pas avoir envie de suivre, et le montage ne fonctionne pas.

Le soutien aux SCOP pourrait également passer par l’information donnée dans les écoles, par les experts-compables ou via la presse. Mais le meilleur soutien reste l’aide que le législateur peut apporter via des fonds à la reprise en SCOP ou un soutien d’OSEO (prêt ou garantie). Aucun dispositif de ce type n’existe aujourd’hui, en-dehors d’une exonération de la TP en contrepartie d’une cotisation à l’Union Régionale des SCOP. Certainement une des raisons pour lesquelles le nombre de SCOP en France plafonne à 1950, sur plus de 2,8 millions d’entreprises...

Pour Rémi Roux, les SCOP sont un dispositif anti-bourse, et leur soutien maintiendra l’emploi en France. L’économie re-centrée sur l’homme, voilà un programme intéressant.

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Situation nationale
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 11:30

Dans le cadre du comité de rédaction de l'Avenir, il nous est apparu important de définir un dossier traitant de la thématique "Egalité / Diversité". Voici un de ces articles, concernant les discriminations au travail : 

 

"Comment évoquer les discriminations au travail sans tomber dans un discours dogmatique ? Il nous a semblé intéressant de confronter les regards croisés d’un syndicaliste et d’un patron engagé. C’est ce que nous avons fait en réunissant Jean-Claude Mariou, syndicaliste, et Daniel Luciani, PDG engagé dans le développement durable et sociétal. Voici, en quelques grandes idées, leur vision du sujet.

 

Sensible à l’importance de placer, comme il le dit, « L’économie au service de l’homme », Daniel Luciani a signé la charte de la diversité en 2007 et fait réaliser un diagnostique sur les discriminations au sein de sa société. Mais il n’a pas réussi à assurer une juste représentation au sein de son comité de direction constitué d’une femme et quatre hommes. Comment changer les choses ? La contrainte ne semble pas, pour notre patron engagé, une solution envisageable. Lui privilégie l’éducation, l’information précoce du fonctionnement de l’entreprise. Il estime également que l’« entre soit » des Grandes Ecoles joue un rôle non-négligeable dans l’acception de l’autre et les discriminations en entreprise.

 

Jean-Claude Mariou, lui, confirme que, la population cadre reste majoritairement masculine, et qu’on retrouve encore, malgré les discours convenus à ce sujet, 20 ou 30% de différences de salaires. Les conservatismes restent présents chez les dirigeants, qu’il juge « Le nez dans le guidon et dans les résultats ». Au-delà d’un affichage « Développement durable » de circonstance, la discrimination reste un mal qui est payé chèrement par ceux qui le subissent (problèmes physiques, difficultés psychiques, …). Afin de faire changer les choses, il préconise le recours à des critères objectifs comme l’existence de structures type CHSCT dans les petites entreprises, la publication de tous les salaires ou la mise en place de contraintes réglementaires, seuls moyens d’obliger les employeurs à respecter les règles.

 

Par la contrainte ou l’éducation, au-delà de l’entreprise, c’est notre « vivre ensemble » qui se joue."

 

Au-delà de cet article qui résume les longues échanges que nous avons eu, il est clairement apparu la difficulté de faire coincider une prise en compte des diversités dans l'ensemble des entreprises. Sans contrainte, il est peu probable, même avec toute l'éducation et la mixité "fournies" aux futurs dirigeants, que tous les dirigeants d'entreprise tiennent compte comme il se doit de la diversité des salariés, et de la richesse que celle-ci peut apporter.

 

Une fois de plus, c'est bien au Politique de générer les conditions prises en compte par l'Economique, afin que celui-ci ne soit pas uniquement centré sur la recherche de profits. La recherche du "vivre ensemble" doit toujours rester l'objectif principal de la communauté.

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Situation nationale
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  • : Engagé Politique
  • : Conseiller Municipal Délégué au Projet educatif Local et au Jumelage de Plaisance du Touch (31).
  • : 13/12/2008

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