Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 21:00

La dérégulation des années 90 a permis la disparition de l’économie concertée des trente glorieuses, entrainant l’émergence d’exigences nouvelles sur les entreprises. Délocalisations et licenciements boursiers en sont les conséquences pratiques. Chômage, pessimisme, mercantilisation des rapports humains et des activités anciennement bénévoles en sont les débouchés directs. Laissant le contrôle économico-financier à quelques-uns, l’Etat a cédé le contrôle de ses propres moyens ainsi que de la vie de ses citoyens.

Il est frappant de placer dans cette perspective l’appel lancé par B. Gates aux milliardaires, les engageant à donner 50% de leur colossale fortune. 57 personnes ont rejoint cet appel et font fleurir des fondations dont les actions échappent totalement au contrôle des Etats et, derrière eux, des citoyens qui les constituent. Derrière la démarche positive se trouve une nouvelle forme de totalitarisme.

C’est pour cette raison que je préfère l’action des 45 millionnaires américains qui ont demandé à ce que soit renforcée la fiscalité des hauts-revenus. Conscients de l’impact sur les finances de leur Etat et de l’importance de lui maintenir les moyens de gouverner, ils estiment, avec réalisme, disposer d’une fortune suffisante pour leur satisfaction personnelle.

Allant à contre-sens de cette démarche, notre gouvernement a créé le « bouclier fiscal », dispositif anti-redistributif qui n’a produit aucun des effets positifs attendus. Affichant de revenir en arrière, il poursuit au contraire dans l’anachronisme en envisageant de supprimer l’ISF, ce qui lui fera perdre alors 5 fois plus de revenus qu’il n’en gagnera via l’annulation du bouclier fiscal. Le dispositif sera encore plus anti-redistributif.

Il est nécessaire de remettre en place une redistribution progressive. Une nouvelle conception des impôts et de nouvelles normes salariales comme d’achat permettront d’engager les entreprises, leurs dirigeants et propriétaires à replacer l’Economie au service de l’Homme.

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Situation nationale
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 09:59

Dans le cadre d'un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis récemment au Président de la République, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la justice, préconise une nouvelle fois un « repérage précoce » des troubles du comportement chez l'enfant, en ajoutant que cette vulnérabilité pourrait être repérée chez l’enfant entre 2 et 3 ans.

Il est important d’apprendre à M. Bockel que l'enfant parcourt un long chemin depuis le jour de sa naissance jusqu'à celui où il commence à aller vers les autres. Il apprend la frustration, il s'oppose. A la crèche, il va à la découverte de l'autre avec ses actions, ses réactions parfois agressives mais qui l'aident à grandir. Les professionnels sont là pour l'aider, en lien permanent avec sa famille.

Il est important de ne pas stigmatiser les petits en affirmant qu'un bébé agité deviendra forcément un délinquant. Il est important de comprendre cette agitation: peut-être que le rythme de l'enfant n'est pas respecté, peut-être que l'adulte ne répond pas à ses besoins fondamentaux, peut-être que l'angoisse familiale est trop forte? Autant de questions à se poser afin d'aider, d'être à l'écoute de cette agitation.

Aujourd'hui, le débat sur le dépistage précoce est relancé, ceci même alors que le conseil consultatif national d'éthique a dénoncé l'amalgame entre les comportements difficiles des jeunes enfants et l'évolution vers la délinquance.

La meilleure prévention est de s'occuper de tous les enfants, parce que tous en ont besoin.

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Situation nationale
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 10:51

Par leur action sociale réfléchie et efficace, par les collèges et les routes, les départements, dirigés majoritairement par des élus de gauche, démontrent chaque jour leur importance dans le tissu socio-économique français. Par ses communications répétées, le gouvernement leur reproche une couteuse organisation. Bien au contraire, alors que l’Etat leur délègue toujours plus de responsabilités pour toujours moins de moyens et que ce même Etat creuse chaque jour un peu plus son propre déficit, chacun appréciera qu’aucun département ne présente de budget en déficit.

 

Personne n’ignore la double volonté politique qui guide le gouvernement lorsqu’il en en organise la disparition progressive : libéraliser les services publics tout en recentrant l’ensemble des pouvoirs dans les mains seules du gouvernement.

 

Mais la France est une France de territoires. Une France décentralisée est une France solidaire, et c’est peut-être cela qui déplait.

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Situation nationale
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 23:24

Voici l'article paru ce mercredi 8 décembre dans la Dépêche :

http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/08/965498-Plaisance-du-Touch-Conseil-des-jeunes-tetes-pleines-d-idees.html

Sara,Quentin,Lucille,Adrien,Zora,Teo,sont parmi les 31 élus au conseil municipal des jeunes.Ils ont été élus, lors d'un vote, par les élèves des classes de cm1 et cm2 des écoles primaires et des classes 6ème et 5ème du collège. Fédérés par Bruno Lombardo,en charge pour la ville du plan éducatif local,ils ont travaillé sur la notion«faire acte de candidature et représenter la communauté jeune» et fait l'apprentissage de l'écoute qui les mène à discerner ce qui est de la compétence ou non du conseil municipal des jeunes.

Le travail de projets dont ils sont porteurs et les actions menées en parallèles,s'appuient sur ses bases et prend en compte les contraintes liées à leurs réalisations:facile et rapide à mettre en œuvre et peu coûteux.Ils se rencontrent tous les quinze jours pour une séance d'une heure trente,au cours de laquelle,ils discutent, à bâtons rompus, de différents sujets qui les interpellent avec l'animateur,puis se mettent au travail pour faire avancer leurs projets.

Lors de la dernière réunion plénière,en présence du maire et des élus,ils les ont exposés,entre autres: faire découvrir le parc de l'avenue des Capelles, préparation d'un vide grenier solidaire, amélioration de la restauration scolaire.Investis dans leurs projets, les élus ,sont, ainsi,les portes-paroles des jeunes plaisançois.

 

Une partie des élus au conseil municipal des jeunes avec le maire Louis Escoula, Martine Buzy-Vignau et Rémi Demerssman élus enfance, plan éducatif local./Photo DDM

Une partie des élus au conseil municipal des jeunes avec le maire Louis Escoula, Martine Buzy-Vignau et Rémi Demersseman élus enfance, plan éducatif local./Photo DDM

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Plaisance du Touch
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 13:02

Les eurodéputés viennent de se prononcer en faveur d'un congé maternité d'une durée minimale de vingt semaines dans toute l'UE et instaurer le principe d'un congé paternité alors que la question est loin de faire l’unanimité. Dans leur grande majorité, les entreprises n’acceptent pas les conséquences de ces absences pourtant très légitimes. Dans certains pays, la population s’y oppose implicitement, créant une pression sociale très forte sur les jeunes parents.

Notre gouvernement, lui, organise une augmentation des coûts liés à la natalité : baisse des financements CAF pour les crèches, augmentations des tarifs des modes de garde pour les familles, entre autres. Pire, le gouvernement vient de baisser les indemnités journalières pour toutes les mères en congé maternité à partir du 1er décembre. Cette mesure, parue le 31 octobre, vise à permettre au gouvernement d'économiser 70 millions d'euros. Pour quel coût à la charge des familles ?

La reconnaissance de l’intérêt social de la natalité devrait pourtant être un objectif pour chaque responsable politique. Ainsi que celui d’un accompagnement de qualité pour les tout-petits. L’éducation commence par le fait de donner aux jeunes parents le temps d’appréhender leur nouveau statut dans de bonnes conditions.

Aujourd’hui, les mères restent pénalisées. Contre le « délit de maternité », faut-il envisager de rendre obligatoire un congé de paternité de même durée, qui mettrait les parents à égalité et obligerait les entreprises à composer ?

Par Rémi Demersseman-Pradel - Publié dans : Situation nationale
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Présentation

  • : Engagé Politique
  • : Conseiller Municipal Délégué au Projet educatif Local et au Jumelage de Plaisance du Touch (31).
  • : 13/12/2008

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